Hier il a neigé.Rien de très impressionnant mais quand votre
âme d'enfant revient de loin vous vos dites pendant une fraction de seconde que
la vie vaut d'être vécue.
Cette neige m'a trempée jusqu'aux os, mon maquille-âge a coulé, mes vêtements étaient inondés... mais j'ai aimé.
Je danse dans la neige et je regarde le ciel, j'avale ce froid et
je sent la mort s'échapper de moi.
Je suis en noir tachetée de blanc et je souris. Je vis cet instant comme si c'était le dernier. Je tourne sur moi-même l'alcool qui est en moi décide de me monter un peu plus à la tête et je n'ai qu'une envie, celle de tomber dans la neige et de me laisser aller sur cette couche de glace qui s'accumule..
Je bénis mes paraboots d'être aussi appropriées.
Je bénis tout ceux qui comme moi ont bénis la loi Evin et sont aller cramer leur clope dehors.
Je bénis les phénomènes scientifiques et météorologiques.
Je bénis cet instant où plus rien n'importait.
Je m'en fout de mon
nez rouge, de mes
yeux noirs en larmes, de mes doigts gélés, de ma clope éteinte...
Je chante les
Shériffs en allumant cette allumette pour me réchauffer [
j'aime jouer avec le feu mais j'aime pas me bruler], je pense au si tristement célèbre compte de
Hans Christian Andersen et me crame les doigts, je pense à mes ex, à ma grand mère qui prétexterait ce temps pour boire de la vodka avec moi en gueulant
"PORCHERIE" (
c'est elle qui m'a fait découvrir les bienfaits de l'alcool et les Béruriers ).
Durant cet instant-là j'ai aimais la Terre entière.
Durant cet instant-là ma vie était belle et méritait de le resterPuis la neige s'est arrêtée et a fondu
sous mes yeux embués par l'alcool.
Ma vie est redevenue morne et
je suis partie profiter de la douleur d'être en vie en me détruisant un peu plus.
[sex & drugs & rock'n roll = bronchite ]